Témoignages d’entreprises engagées dans la prévention des RPS
Retrouvez en vidéo les retours d’expérience d’entreprises ayant mis en place avec succès des actions en prévention des risques psychosociaux.
Paroles de dirigeants
Table ronde INRS/Carsat
Laboratoire pharmaceutique BOIRON Toulouse
Organisée par la revue Travail & Sécurité et consacrée à la prévention des RPS, et plus précisément au rôle des chefs d’entreprises dans la mise en œuvre d’une démarche de prévention pérenne.
Intervention de Anne-Laure Weiner, Dirigeante de l'entreprise à partir de 21min22s (3min30s).
Entreprises qui ont développé une démarche de prévention des RPS avec des consultants conventionnés Carsat
Vidéos issues d'une série de témoignages d’entreprises qui ont mené une première démarche de prévention des risques psychosociaux subventionnée.
Ils nous font part des résultats, et effets des actions mises en place, sur la transformation de l’organisation et des situations de travail, la réduction des facteurs de risques, la structuration de la prévention des risques et l’évolution de la performance de l’entreprise.
Association AADPR (secteur aide à domicile)
Société Axiell France (secteur édition de logiciels)
La démarche formation-action en direction des ehpads
Démarche de prévention des risques psychosociaux : découvrez l'origine de la démarche formation-action en direction des ehpads et l'appui de l'outil "Faire le point" de l'INRS à travers les témoignages de Catherine Bouget de l'ARS Occitanie et Sandrine Kœnig de la Carsat Midi-Pyrénées.
Témoignage de l'Ehpad La Soleillade
[Titre "Prévention des risques psychosociaux : la démarche formation-action en direction des EHPAD"]
[Carole Allard, contrôleur de Sécurité Carsat LR] L'Agence Régionale de Santé et les deux Carsat de l'Occitanie se sont rencontrées pour initier une démarche de prévention des risques psychosociaux en direction des EHPAD. L'idée : leur proposer une méthode d'intervention simple, robuste et efficace avec un outil facile d'utilisation : l'outil "Faire le point" de l'INRS, adapté au secteur sanitaire et médico-social.
Le nom de cette formation-action : "Prévention des RPS, trouver des solutions". Elle est composée d'une formation de trois jours et demi avec des accompagnements inter-sessions sur six mois qui permettent aux EHPAD de devenir autonomes, de réaliser l'évaluation des situations de travail, l'évaluation des facteurs de risque, de mettre en place un plan d'action et d'évaluer l'efficacité de ce plan d'action. Nous vous proposons de regarder le témoignage d'un EHPAD qui a participé à cette action, à la première session en 2023.
[Victor Lallemand, directeur de l'EHPAD La Soleillade] Nous sommes à l'EHPAD de La Soleillade qui est situé sur la commune du Collet-de-Dèze en Lozère. Au niveau de ses spécificités, on est vraiment sur un petit établissement familial, donc on accueille 44 résidents. On a actuellement 32 salariés dans l'établissement. Alors l'organisation de l'établissement, je dirais qu'on est sur une forme relativement classique par rapport aux EHPAD. Donc déjà, on est sur un fonctionnement en continu toute l'année, donc avec des équipes de jour et des équipes de nuit. Sur le service de nuit, on est une organisation binôme avec une aide-soignante et un ASH. Et sur le service de jour, ben on est principalement constitués du service soins, donc d'aides-soignantes et d'infirmières, et après tout ce qui a trait à l'hébergement, donc les services ASH, lingerie, cuisine, administratif.
[La prise en charge des risques psychosociaux]
[Véronique Basson, référente ressources humaines et prévention] Alors en fait, je suis donc pour ma part aide-soignante dans l'établissement depuis plus de 25 ans. Donc avec une petite particularité : j'ai deux jours de détachement en service administratif et plusieurs tâches me sont confiées dans la prévention des risques. Donc j'ai une petite connaissance sur la prévention des troubles musculosquelettiques et TMS. Donc j'ai participé à la remise à jour du DUERP et donc, en faisant tout ça, je me suis rendu compte que vraiment tout ce qui était risque physique, l'aspect des risques physiques dans nos métiers était vraiment pris en compte, par contre tout ce qui était charge mentale, on n'en tenait pas du tout compte.
[L'engagement de la direction]
[Victor Lallemand] Donc pour moi, ça me paraissait essentiel parce que le secteur... il y a vraiment des enjeux en termes de fidélisation et d'attractivité des professionnels, donc c'est vraiment un enjeu stratégique au niveau des directions de rentrer dans des démarches de prévention des risques psychosociaux. On s'est vraiment axés sur le binôme en fait de la formation-action, donc Véronique Basson qui est référente des Ressources Humaines et moi-même, donc c'est vraiment nous qui avons été les porteurs de la démarche.
[Les moyens déployés et les freins rencontrés]
[Victor Lallemand] Alors en termes de moyens humains, ça revient aussi un peu sur la question du pilotage : ça a été le Comité de Pilotage qu'on a mis en place pour mener la démarche, qui a été demandé lors de la formation-action. Donc ça a demandé de créer un Comité de Pilotage et d'avoir un suivi régulier de l'action d'une part. Après, sur les freins rencontrés, c'est vrai que c'était au niveau des professionnels : donc une nouvelle démarche qui est mise en place dans l'établissement, donc forcément dès qu'il y a des changements, il y a des résistances au changement. C'est propre à toutes les organisations.
[Le comité de pilotage]
[Victor Lallemand] On est partis sur un Comité de Pilotage très restreint en fait, avec l'infirmière coordinatrice et une professionnelle de terrain. Alors pour la raison que la formation-action était quand même assez soutenue sur six mois et qu'il fallait prendre des décisions rapidement et il fallait être très réactifs entre chaque session.
[La communication auprès des salariés]
[Victor Lallemand] Je dirais qu'il y a eu deux niveaux de communication en fait lors de la formation-action. Le premier niveau, c'était une information pour l'ensemble des salariés de l'établissement puisque au début de la formation-action, il n'avait pas été choisi encore sur quelle unité de travail nous allions travailler, donc c'était une information générale. Alors je suis passée par le biais d'une note d'information pour que tous les professionnels en aient connaissance. Après bien sûr, il y a eu de la communication plus informelle au travers de temps de réunions, enfin au fur et à mesure que la formation avançait.
Et le deuxième niveau d'information qu'on a donné et de communication, c'était au niveau de l'unité de travail qu'on a choisie. Donc l'unité de travail c'était les soignants, l'équipe aide-soignante. Et donc là c'était lors des réunions hebdomadaires puisqu'on a deux réunions par semaine avec les soignants, et là c'était plutôt une information on va dire un peu plus soutenue, un peu plus technique pour aborder la démarche, la technicité, et donc vraiment travailler aussi le désamorçage et l'accompagnement au changement.
[Le facteur de risque identifié]
[Véronique Basson] Donc nous nous sommes déjà partis en fait sur le service des soins puisque c'était le service dans lequel la parole était la plus libre et où des réunions étaient quand même prévues de façon très régulière. Et dans ces réunions, une situation vraiment très très récurrente avec une problématique qui semblait insolvable s'est posée : c'était dans la petite salle à manger. Donc c'est une salle à manger pour nos personnes dépendantes. On a décidé de se servir en fait de la formation-action qui nous a été dispensée. On a utilisé l'outil "Faire le point", donc c'est vrai que cet outil professionnel a vraiment étayé la démarche et a donné une autre dimension à nos réunions d'équipe aussi. Donc on s'est servi de l'item "intensité et temps de travail".
[Les solutions apportées]
[Véronique Basson] On a discuté de résidents qui finalement n'étaient peut-être pas aussi dépendants que ça dans l'aide qu'on pouvait leur apporter et qui pouvaient être déplacés dans la salle à manger à côté avec un regard un petit peu différent. Donc on a allégé la pièce, on a disposé les tables différemment et surtout on a fait un plan de table. Donc ce qui permet à chaque agent en arrivant dans cette pièce d'installer les résidents à la bonne place, dans une place pardon qui leur serait confortable aussi et qui nous nous permet de mieux circuler.
Au bout de sept jours, donc on s'est reposés un petit peu tous ensemble. Donc on s'est dit à ce moment-là que l'essai bah était assez concluant parce qu'on ressentait un petit peu une sérénité au moment de l'aide au repas. Que les agents qui travaillaient là, qui avant ben passaient de table en table, finalement avaient une table à s'occuper puisqu'on est trois soignants le temps de midi, trois tables. Donc voilà, c'est mathématique mais finalement ça nous a beaucoup aidés. Et en fait on suit une table du début du repas jusqu'à la fin du repas. Ça nous permet de surveiller un petit peu la prise de repas, s'il mange, s'il mange bien, de les stimuler plutôt que d'aider. Il y a vraiment un effet bénéfique qui était ressenti et puis on se sent moins surchargés puisqu'on est vraiment à notre table, on prend du temps pour nos résidents. Donc aussi ça nous rappelle nos notions de bientraitance hein, dans notre métier c'est quand même super important.
[Le Bilan]
[Victor Lallemand] Alors la formation-action, elle a permis déjà d'impulser la démarche au niveau de l'établissement parce que il n'y avait pas eu de démarche sur la prévention des risques psychosociaux jusqu'alors, donc c'était le premier élément. Elle a permis aussi d'avoir une vigilance accrue sur tout ce qui est risques psychosociaux, que ça soit de la part de l'encadrement de l'établissement mais aussi des professionnels. Ensuite je dirais que les temps de réunions hebdomadaires qu'on a avec les équipes, c'est des temps qui permettent quand même de repérer ce qui pourrait être de l'ordre de la prévention des risques psychosociaux et ainsi de pouvoir agir plus rapidement.
Et enfin, le Comité de Pilotage qu'on a mis en place lors de la formation-action, on a décidé de le maintenir justement pour continuer la démarche sur le plus long terme. Et à ce sujet, on a décidé d'ici la fin de l'année de faire en fait une programmation pluriannuelle de l'ensemble des services de l'établissement puisque dans la formation-action nous avons ciblé une unité de travail et le but va être sur plusieurs années de faire de passer en revue l'ensemble des services de l'établissement en utilisant l'outil qu'on a utilisé, donc l'outil "Faire le point".
[L'Accompagnement de la Carsat LR]
[Frédéric Dabek, contrôleur de sécurité Carsat LR] L'action de la Carsat va être principalement déjà pour commencer l'analyse de la demande. L'entreprise sait qu'elle a un problème à un endroit déterminé mais elle connaît peut-être pas le périmètre, elle connaît pas les acteurs et quel est le fond de la problématique. Donc l'objectif va être de clarifier un petit peu la demande, ce que veut l'entreprise. Ensuite, de l'accompagner sur la mise en place du Comité de Pilotage, des groupes de travail. Ça va être de lui proposer des formations pour monter en compétence, ça a été le cas là dans cette formation "Recherche des solutions". Et puis ça va être aussi de lui proposer des intervenants extérieurs s'il le faut, des ressources extérieures, pour ça que chaque Carsat d'ailleurs a une liste référencée d'intervenants sur le site.
[Pour nous contacter : prevform@carsat-lr.fr, rps.prev@carsat-mp.fr]
Témoignages de Carole Allard, Sandrine Kœnig et Catherine Bouget
[Titre "RPS - La démarche formation-action en direction des EHPAD"]
[Carole Allard, Contrôleur de Sécurité Carsat LR] L'Agence Régionale de Santé et les deux Carsat de la région Occitanie ont initié une démarche de prévention des risques psychosociaux en direction des EHPAD volontaires de la région. L'idée : leur proposer une démarche de prévention avec une méthodologie simple, robuste et efficace et un outil facile d'utilisation : l'outil "Faire le point" de l'INRS, Institut National de Recherche et de Sécurité.
[Sandrine Koenig, Carsat MP] Notre accompagnement "Prévention des risques psychosociaux : trouver des solutions" vise à changer le travail, rechercher, tester des solutions. La démarche de prévention des risques psychosociaux proposée s'appuie sur la démarche et l'outil numérique "Faire le point" de l'INRS car cet outil est compréhensible, faisable, facile. Avec des réunions de 2 heures et une trentaine de questions sur le travail, on obtient le rapport d'évaluation en un clic, ce qui permet d'avoir plus de temps pour réfléchir à des solutions, d'assurer la traçabilité des unités ou métiers évalués et de garantir la confidentialité des données recueillies.
L'accompagnement prioritaire de cette formation-action vise l'échange entre EHPAD, entre établissements, sur le constat de situations partagées, discutées, et la discussion de solutions déjà connues par certains pour laisser plus de place à l'innovation.
[Catherine Bouget, ARS Occitanie] Cette expérimentation sur la prévention des risques psychosociaux a été proposée à huit établissements volontaires pour tester cette première session, avec l'engagement d'un binôme directeur et animateur de prévention à suivre l'ensemble de la démarche et à mettre en œuvre les actions identifiées avec le personnel.
Cette formation-action s'est déroulée de janvier à juin 2023. Elle est construite autour de 3 journées en visioconférence espacées d'intersessions au cours desquelles les EHPAD doivent travailler sur site. Les EHPAD doivent poursuivre la démarche initiée, l'étendre à l'ensemble de l'EHPAD et pérenniser cette dynamique de prévention des risques psychosociaux.
[Pour nous contacter : prevform@carsat-lr.fr, rps.prev@carsat-mp.fr]
EHPAD Les Jardins d'Agapé
Pour agir sur les risques psychosociaux, l’Ehpad Les Jardins d’Agapé (32) a mobilisé la subvention “RPS Accompagnement” de l’Assurance Maladie. Avec l’appui d’un consultant référencé par la Carsat et l’outil Faire le point de l’INRS, l’établissement a engagé une réorganisation visant à fluidifier le travail et renforcer la santé et la sécurité de ses équipes.
[Pour protéger la santé des salariés, l'Assurance Maladie - Risques professionnels propose aux entreprises de moins de 50 salariés : RPS Accompagnement.]
[Objectif : prévenir les risques psycho-sociaux et accaompagner la mise en œuvre par un consultant d'une démarche de prévention collective, centré sur le travail et son organisation.]
[EHPAD LEs jardins d'Agapé Auch (32)]
[Valérie Oulé, Directrice] Les jardins d'AGAPÉ est un EHPAD privé, familial et indépendant qui a ouvert ses portes en 2006.
Nous accueillons 90 résidents répartis sur 3 services, dont une unité protégée. Les événements importants qui ont marqué la vie de l'établissement furent en 2014 la création d'un PASA (pôle d'activités et de soins adaptés) qui accueille 14 résidents et récemment nous avons refait la totalité des chambres et des salles de bain de l'établissement, et ce, entre 2022 et 2024.
Nous accueillons actuellement 62 équivalents temps plein, tous métiers confondus. Nous rencontrons, comme tout notre secteur, des difficultés de remplacement. C'est pourquoi nous accueillons entre 25 et 30 remplaçants différents par mois pour suppléer aux absences liées aux congés maternité, aux congés maladie, aux vacances, etc. En 2024, nous avons accueilli 13 ETP de remplacement, ce qui représente 120 personnes qui ont au moins signé un contrat dans l'établissement.
[Emmanuelle Charpentier, Directrice adjointe] La proposition de formation-action prévention des RPS qui nous a été proposée, fut l'opportunité pour nous d'aborder cette thématique d'une manière différente. Il s'agit d'une thématique difficile à apprécier et à travailler. L'intérêt de cette formation, c'est qu'il s'agit d'une formation sur 6 mois avec un accompagnement entre chaque session.
Dans le cadre de cette formation, les consultants nous ont présenté l'outil « faire le point » qui est développé par l'INRS. Il s'agit d'un outil qui permet d'aborder l'ensemble des RPS dans une entreprise par le biais d'unités de travail. Nous avons fait le choix de développer l'unité de travail aides-soignantes de jour car il s'agit chez nous d'un métier en tension. Nous avons présenté cette action au cours d'une réunion mensuelle d'équipe et nous avons fait appel à des aides-soignants et aides-soignantes pour participer à ce groupe de travail.
Les résultats de l'évaluation faire le point ont révélé un fort stress chez nos équipes titulaires aide soignantes. Ce stress est lié à l'intensité du travail dans une journée. Cette intensité, voire même la charge mentale, était majorée par la présence de nombreux et différents CDD.
[Valérie Oulé] Suite à la première journée de formation et au travail fait avec les équipes avec l'outil « faire le point », nous avons longuement discuté avec la consultante RPS référencée par la Carsat. Nous avons trouvé une action à mener auprès de nos équipes.
Nous avons construit un questionnaire de satisfaction à destination des vacataires, des intérimaires et des remplaçants afin d'améliorer les conditions d'accueil et leur intervention auprès des résidents et d'objectiver les raisons de stress vécues par les titulaires. Donc l'enquête est menée depuis avril 2025 et n'est pas terminée. Elle est en cours et les premiers résultats sont plutôt très satisfaisants. Sur un plan organisationnel, les intérimaires, vacataires ou remplaçants, sont très satisfaits de l'accueil qui leur est réservé. Ils sont très satisfaits des supports qui sont mis en place pour qu'ils puissent effectuer leur travail. L'organisation matérielle de leur poste est aussi appréciée, à savoir les tenues qui sont en place dans les vestiaires, les codes d'accès pour faire les transmissions, l'accueil dans le service et savoir dans quel service ils travaillent.
Nous les avons interrogés sur leur désir de revenir travailler dans la résidence dont beaucoup souhaitent revenir effectuer des missions. Certains envisagent de faire des CDD de longue durée dans l'établissement et très peu souhaitent envisager un CDI. Nous avons essayé de prendre en compte leurs observations qui ont été mentionnées dans cette enquête de satisfaction, à savoir synthétiser des plans de prise en soin. Qu’ils soient plus précis, par résident, par horaire parfois, pour que leur action - et en tout cas leur prise en soin - soit plus efficiente d'une part. D'autre part, ils nous ont demandé de travailler, parfois en binôme avec des titulaires sur des prises en soin un peu plus difficiles.
[Emmanuelle Charpentier] Pour 2026, nous allons poursuivre l'évaluation avec l’outil « faire le point » auprès d'autres unités de travail, notamment les infirmières et les personnels de nuit, qui sont également chez nous un métier en tension.
[Valérie Oulé] Ce travail en commun est aussi très important pour questionner les bonnes pratiques et pour nous rendre compte que nous ne sommes pas seuls, que nous pouvons nous interroger entre nous et chercher des solutions ensemble.
[Ameli.fr/Entreprise/RPS]
[Réalisation : J'ouvre l'œil, production audiovisuelle]
Paroles de dirigeants
Prévention continue des RPS avec le développement des ressources internes en prévention des RPS.
Entreprise RTE
Rencontre débat du 18 mars 2021 (une heure) avec le service de santé de Tarbes ASMT 65 et la Carsat Midi-Pyrénées.




